Créer un vrai marché de la figurine d'occasion

On voit sur un belle étagère, dans un beau magasin, tout propre, tout beau, un bel elfe (mais qu'est ce que je raconte, moi ?), et puis hop, on l'achète. On est fier, sur le trajet qui nous ramène chez nous : ah, j'ai fait une belle affaire ! 10 balles pour cet elfe, c'est vraiment une bonne affaire.

Et puis, en arrivant chez soi, c'est un peu la douche froide. Voilà, je le sors de ma poche, je lui remets son socle qui est en train de se barrer, et je le pose à côté de mes autres figurines. Je contemple.

MMmmmmMMMMmm, ouai, ouai, ouai, ouai, mm mmmee memem mmm emmmm mmmm mmMM MMMMM MMmmmm mm mmmmm............

ça fait quand même bizarre à côté de mes orcs. Je vais le mettre là.

mmm mmmm mmmm mm mmmMMMM MMMMMmm mmm

super moyen au milieu de mes ogres.

Bon, je vous passe tous les détails de la lente descente vers la triste constatation : qu'est ce que je fous avec cette merde d'elfe tantouze, j'ai même pas de rose pour le peindre. Je pourrais me le glisser, mais avec sa lance, ça risque de m'irriter. Et pis pour la soupe, il est un peu maigre, et moi, la soupe d'elfe, je l'aime bien grasse (alors que le nain, c'est meilleur à la broche, mais c'est chiant, faut bucler).

Bref, la figurine d'elfe, je me la rentre. Mais je me rappelle: il fait pas des elfes, Marcel ? Il voudrait peut être me la récupérer. Je lui échangerai contre l'éclaireur gob que j'ai vu chez lui l'autre jour ? Bonne idée !


© Sapros Productions, 1999